Oui, je sais, il est en salle depuis le 25 décembre 2025, mais vu le phénomène et le box-office que ce film génère en ce début d’année, je ne pouvais pas passer à côté.
J’ai lu le premier livre : alors, que vaut cette première adaptation des romans de Freida McFadden par le réalisateur de Paddington et Last Christmas ? Oui, oui, pourquoi lui ? Je me suis posé la même question.
Le duo d’actrices est gagnant : Sydney Sweeney, jeune nonne dans Immaculée et femme fatale dans Tout sauf toi, face à Amanda Seyfried, ma chouchou dans Ted 2.
Et ça marche. Même si elles sont toutes les deux en surjeu, elles proposent une adaptation fidèle aux personnages du livre.
En revanche, pour la réalisation de Paul Feig, on repassera.
La grande maison, dont les pièces sont décrites avec une foule de détails dans le livre, n’est pas vraiment mise à profit ici : c’est une succession de gros plans sur les visages, qui voilent les arrière-plans. Dommage.
La musique, elle, est une réussite. Sans être trop présente, elle contribue à faire monter la tension tout au long de l’histoire.
Côté violence, certaines scènes sont dérangeantes.
Du point de vue de l’adaptation, j’ai trouvé le film très fidèle au livre, même si le personnage du jardinier a été largement réduit dans ce premier film. Le reste est tout de même bien mis en images.
Pas une seconde d’ennui en ce qui me concerne : le film arrive à tenir en haleine du début à la fin. Celles et ceux qui ne connaissent pas le dénouement pourront sans doute être surpris et apprécier ce que la suite tend à nous réserver au terme de ces 2 h 19.
Les thématiques, que je ne vais pas vous révéler ici, sont mises en avant d’une manière simple, mais j’ai trouvé cela suffisant pour une entrée en matière.
Une femme timide et badass, moi, j’adore.
La comparaison avec la saga 50 nuances est injustifiée : ces films n’ont en commun que la cible d’un public principalement féminin.
À mes yeux, on passe donc un bon moment devant LA FEMME DE MÉNAGE. Le film est divertissant, mais attention : ce ne sera pas le thriller de l’année non plus.
Il parlera à toutes les générations. Il est simplement féministe et plus violent que ce que j’aurais pu penser, même si cela met du temps à venir.
À regarder comme un pur divertissement : chercher du cinéma ici n’a aucun sens. Mais, à une époque où les sagas à succès peinent à se lancer dans les salles et où les séries suscitent un véritable événement, La Femme de Ménage s’annonce comme une nouvelle saga mêlant amour et violence. Et rien que pour cela, c’est une bonne nouvelle.
Est-ce qu’il faut y aller ? Je pense que oui. Sans être une grande réussite de mise en scène, le film est captivant et fidèle à son matériau de base : des qualités qu’il faut lui reconnaître.
Après le duo Sydney Sweeney-Amanda Seyfried m’empêche d’être complètement objectif. Une fois que tout cela est dit, à vous de voir si vous y allez par curiosité, par plaisir ou simplement parce que votre moitié vous y a traîné de force.
Ah oui, et on ne la voit presque pas faire le ménage, ni l’homme de la maison d’ailleurs. Ah si, je crois qu’à un moment, il range quelque chose par galanterie…

