Fin d’année oblige, avec les sorties qui se bousculent, parlons du dernier film de James Cameron. Retour sur Pandora pour suivre la suite des aventures de Jake Sully et de sa famille dans le troisième volet d’Avatar : de feu et de cendres.

Si le deuxième volet m’avait laissé un goût amer, ce nouvel opus rattrape les gaffes de son prédécesseur.

Dans ce troisième film, les nombreux personnages sont tous bien développés. Eh oui, les 3 h 17 sont bien utilisées, et tant mieux.

Le personnage de Spider est l’une des trames principales. Il est attachant, cherche sa place et veut être un bon fils aux yeux de Jake.

Très habilement, le clone du colonel suit le même parcours initiatique que Jake dans le premier film : il devient un Na’vi tout en choisissant son camp.

Sa romance avec la cheffe du peuple des cendres, interprétée par la petite-fille de Charles Chaplin, donne lieu à une prestation iconique. Oui, on se souviendra de cette méchante.

Pour un blockbuster grand public, que de thématiques : famille, racisme, capitalisme.

Les humains sont les méchants, c’est pourquoi Spider porte une énorme responsabilité entre ses mains.

Le film de science-fiction personnifie aussi la religion à travers Eywa, l’arbre des esprits et la connexion des Na’vi avec leur nature et ses ressources. C’est, pour moi, ce qui fait de la saga Avatar une grande dame.

Techniquement, c’est toujours formidable. La précision du jeu des actrices et des acteurs dans ces corps numériques, dont la texture est encore plus palpable, est surprenante et tellement réjouissante.

La 3D, qui s’offre une résurrection éphémère à chaque nouveau chapitre de Pandora, donne un vrai plus au long-métrage. Les perspectives sont vraiment belles et les effets de jaillissement plus présents que dans le deuxième volet.

Une vraie expérience, comme d’habitude.

Si le scénario de La Voie de l’eau était simpliste, De feu et de cendres offre une histoire aux multiples sujets qui s’entremêlent très bien. Le film nous fait visiter des coins de la planète encore inexplorés, et c’est cool aussi.

Ce volet offre une magnifique transition à la saga Avatar, en installant deux camps qui pourraient se rejoindre, mais qui ne tomberont jamais d’accord. C’est probablement de cela que parleront les trois prochains films.

Si je devais pointer du doigt un aspect négatif, c’est qu’avec le titre De feu et de cendres, le nouveau peuple n’est pas tout à fait le point central de l’histoire.

De plus, le feu et les volcans ne sont pas des menaces qui auront une incidence majeure sur les événements. Mais c’est un ressenti purement personnel.

En revanche, le pouvoir du feu et la possibilité de le manier pour combattre, ainsi que sa place biblique dans ce qui est raconté, sont efficaces.

Tout comme son Titanic, James Cameron justifie les 3 h 17 de ce film, qui ne sont jamais ennuyeuses. À voir et à partager sur grand écran.

Après F1, c’est le film américain à gros budget le plus réussi cette année. Et en 2025, il y a eu des déceptions.

Je recommande. Allez-y, et revenez-y.